LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 23 juillet 2026
CARNET DE VOYAGE
23 000 km - 70 Jours
24 juillet - 2 octobre 2026
ÉTAPE 1 - 24 juillet 2026
Marseille Marignane - Paris Roissy Charles-de-Gaulle - Chicago O'Hare
PROLOGUE - MARSEILLE MARIGNANE - JEUDI 23 JUILLET 2026.
Les valises sont prêtes, les appareils photo chargés et l'envie de découvrir l'Amérique n'a jamais été aussi forte.
Bienvenue à bord de « The Ultimate Road-Trip USA ». Le voyage commence maintenant.
Aujourd'hui ne marque pas encore le début des 23 000 kilomètres qui nous attendent sur les routes américaines.
C'est le prologue de « The Ultimate Road-Trip USA », cette aventure hors norme que Patrick et moi allons vivre durant 70 jours, au cœur des paysages les plus emblématiques… mais aussi des trésors les plus méconnus des États-Unis.
Comme toute grande aventure, celle-ci commence par une première étape. Direction Marseille-Marignane, où nous passerons la nuit avant d'embarquer, demain matin, pour le pays de l'Oncle Sam. Une courte escale avant que le rêve ne devienne réalité.
À partir de cet instant, « Les Routes Varoises En Liberté » changent de décor. Pendant quelques semaines, les lacets du Var laisseront place aux interminables highways américaines, aux villes mythiques, aux parcs nationaux grandioses, aux rencontres inattendues et à tous ces instants que seul un voyage au long cours peut offrir.
Chaque journée écrira une nouvelle page de ce carnet de voyage. Il y aura des émerveillements, quelques imprévus, des kilomètres avalés par milliers, des levers de soleil inoubliables et, sans aucun doute, des histoires que l'on ne peut vivre qu'en prenant la route.
Alors, bouclez votre ceinture…
Le moteur est lancé, l'aventure commence maintenant.
Welcome on board « The Ultimate Road-Trip USA ».
MARSEILLE (MRS) - PARIS ROISSY CHARLES-DE-GAULLE (CDG).
Vol : AF7331 - Airbus A320
09:35 - 11:00
Porte 40B - Terminal 2F
Distance de vol : 671 km (LD) - 793 km.
Temps de vol : 01:10.
Escale : 02:15
À 4 heures du matin, les yeux s'ouvrent presque naturellement dans notre chambre de l'hôtel Ibis de Marseille-Marignane. Le réveil était programmé à 05H30, mais il n'aura finalement servi qu'à confirmer une évidence : l'excitation est bien plus forte que le sommeil. Notre vol ne décolle qu'à 9 h 35, pourtant impossible de rester sous la couette une minute de plus.
Direction le restaurant de l'hôtel pour un premier petit-déjeuner. Devant notre empressement, nous décidons même d'avancer le départ de la navette. Prévue initialement à 7 heures, elle sera finalement avancée à 6 h 30. Quand l'aventure vous tend les bras, chaque minute compte.
À peine arrivés au Terminal 1 de Marseille-Provence, une première parenthèse de confort nous attend. Nous prenons place dans le salon VIP Air France où, installés dans de généreux fauteuils, nous nous laissons volontiers tenter... par un deuxième petit-déjeuner. Après tout, une traversée de l'Atlantique mérite quelques réserves d'énergie.
À 8 h 50, l'embarquement est lancé. Grâce au Sky Priority, nous passons les formalités avec une facilité déconcertante. Pour une fois, ce sont les autres passagers qui nous regardent disparaître devant eux. Un petit privilège qui ne manque pas de faire sourire.
PARIS ROISSY CHARLES-DE-GAULLE (CDG) - CHICAGO O'HARE (ORD).
Vol : AF0136 - Aibus A350-900
13:10 - 15:10
Porte M45 - Terminal 5
Distance de vol : 6 6783 km (LD) / 6 919 km.
Temps de vol : 08:37.
Vitesse moyenne : 878 km/h
Altitude de croisière : 11 580 m.
Puis vient enfin le moment tant attendu. Celui que Patrick aborde avec une curiosité non dissimulée : l'embarquement pour notre vol à destination de Chicago. Une nouvelle fois, le SkyPriority nous permet d'accéder rapidement à bord. Quelques instants plus tard, nous découvrons notre univers pour les neuf prochaines heures... la classe Business.
Pour Patrick, c'est une véritable première.
Très vite, nous comprenons que nous sommes loin du simple siège d'avion. Chaque fauteuil s'apparente davantage à une petite suite privée où tout est pensé pour le confort du voyageur. L'accueil est à l'image de la réputation d'Air France : élégant, discret et particulièrement attentionné. Coupe de champagne, serviette chaude, trousse de confort soigneusement préparée, puis découverte du fauteuil qui, d'une simple pression, se transforme en véritable lit. De quoi envisager une traversée de l'Atlantique sous les meilleurs auspices.
Installés à bord de notre Airbus A350-900, nous profitons des caméras extérieures qui diffusent en direct le roulage puis le décollage sur nos écrans individuels. Une immersion fascinante, complétée par la carte interactive qui nous permettra de suivre, heure après heure, notre progression vers le continent américain.
Le décollage s'effectue avec une douceur presque déconcertante. Paris disparaît progressivement sous une mer de nuages tandis que l'Atlantique nous ouvre son immense horizon.
À peine le temps de profiter des premiers instants de vol que le ballet parfaitement orchestré du service à bord débute.
Comme dans un restaurant gastronomique, le menu nous est présenté avec soin avant de laisser place à un amuse-bouche tout en finesse : une délicate déclinaison d'artichaut accompagnée de fromage de chèvre.
Patrick ouvre ce déjeuner avec un Chardonnay Montagny 2023 de la Maison Joseph Drouhin, tandis que je me laisse séduire par le cocktail signature d'Air France.
L'entrée confirme immédiatement le niveau de la prestation : une crème de petits pois relevée de citron et de basilic, accompagnée d'un dos de saumon fumé sublimé par une étonnante gelée framboise-pamplemousse. Un équilibre de saveurs aussi surprenant que délicieux.
Place ensuite au plat principal. Patrick choisit le veau nappé d'une onctueuse sauce aux morilles, accompagné d'un verre de Château de Sabazan 2020. Pour ma part, ce sera une royale de saumon et de crevettes, servie avec une sauce légèrement acidulée, des pois gourmands et de délicates carottes jaunes.
Impossible, en ce qui me concerne, de passer à côté du plateau de fromages français. Comté, Selles-sur-Cher et Fourme de Montbrison composent cette étape incontournable du repas. Patrick, fidèle à ses habitudes, préfère faire l'impasse, non par souci de raison mais simplement parce que le fromage n'est pas son péché mignon.
Le repas se termine tout en douceur. Une glace à la vanille Bourbon pour moi, tandis que Patrick succombe à un gourmand dessert croquant aux noisettes et au caramel.
Le temps est maintenant venu de savourer un autre privilège de la classe Business : quelques heures de repos.
Confortablement installés, le fauteuil transformé en lit, les kilomètres défilent sans même que nous nous en rendions compte. Entre deux siestes, un film sur le grand écran individuel et de fréquents coups d'œil à la carte interactive qui suit notre progression au-dessus de l'Atlantique, le temps semble littéralement suspendu.
Mais cette traversée est aussi l'occasion de préparer la suite de notre aventure. Grâce au Wi-Fi très haut débit offert à bord, nous peaufinons les derniers détails de notre première journée à Chicago. Horaires, itinéraire, transports, lieux incontournables, bonnes adresses... tout est passé au crible afin d'optimiser les quelques heures de liberté qui nous attendent dès notre arrivée.
À près de 10 000 mètres d'altitude, alors que l'Europe appartient déjà au passé et que l'Amérique se dessine peu à peu devant nous, une évidence s'impose.
L'aventure n'attend pas notre atterrissage.
Elle a commencé bien avant.
À cet instant précis, nous ne sommes déjà plus vraiment en France... pas encore aux États-Unis... Nous sommes simplement suspendus entre deux continents, portés par cette impatience si particulière qui accompagne toujours les grands départs. Et quelque part, au bout de l'horizon, Chicago nous attend.
Et là, on comprend très vite qu'entre la classe Éco et la Business, il n'y a pas que le rideau qui les sépare... En Éco, on mange pour reprendre des forces. En Business, on hésite presque à demander si le chef n'est pas caché derrière le galley !
D'un côté, un plateau parfaitement honorable qui remplit sa mission. De l'autre, une table dressée, une vaisselle qui ressemble à de la vraie, des couverts en métal, une entrée qui donne le ton, un plat signé par de grands chefs et un dessert qui fait oublier qu'on est à 11 000 mètres d'altitude. Air France soigne particulièrement l'expérience gastronomique en cabine Business avec un véritable repas en plusieurs services, là où la cabine Éco privilégie avant tout l'efficacité.
Finalement, la plus grande difficulté en Business n'est pas de choisir le plat... c'est de résister à l'envie de demander l'addition au restaurant avant de se rappeler que l'on est... au-dessus de l'Atlantique à 960 km/h.







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