LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 12 août 2026
CARNET DE VOYAGE
23 000 km - 70 Jours
24 juillet - 2 octobre 2026
ÉTAPE 5 - 28 juillet 2026
Tracy - Pierre
Cinquième étape de notre Ultimate Road-Trip USA, et déjà la dernière liaison dans les grands espaces du Nord.
406 km
05:27:00 de route.
Cap sur le Dakota du Sud. Une destination qui ne manque pas de nous faire sourire puisque sa capitale porte un nom bien connu : Pierre ! Hasard du calendrier ou petit clin d'œil du destin ? À chacun de se faire son idée...
À 7 heures précises, nous prenons la route à la fraîche. Au programme, 370 kilomètres d'un ruban d'asphalte qui semble avoir été tracé à la règle. Ici, les lignes droites n'en finissent plus. Elles traversent un océan de champs de maïs où l'horizon paraît s'éloigner à mesure que l'on avance. Une Amérique immense, démesurée, presque hypnotique.
Mais cette monotonie apparente cache une vie sauvage particulièrement riche. Entre deux rangées de maïs, nous apercevons pas moins de cinq chevreuils. Sans doute ne sommes-nous pas les seuls observateurs de cette vaste plaine où roseaux, joncs et hautes herbes abritent une multitude d'animaux invisibles depuis la route.
Au fil des kilomètres, le décor évolue en douceur. Les interminables plaines laissent progressivement place à un relief plus vallonné qui apporte un peu de relief à cette traversée du Midwest. Les premiers troupeaux font leur apparition, encore discrets. Nous sommes bien loin des immenses ranchs texans, mais les bovins occupent déjà paisiblement les prairies verdoyantes qui s'étendent autour des nombreux points d'eau jalonnant la route.
Autre changement de décor, les premiers champs de tournesols illuminent désormais le paysage. Leurs larges corolles dorées viennent rompre la domination des immenses étendues de maïs qui nous accompagnent depuis plusieurs jours. Une alternance de couleurs et de cultures qui annonce, tout en subtilité, notre entrée dans une nouvelle facette de l'Amérique rurale.
Lancés à vive allure, 65 miles/heure, dans ces lignes droites interminables, Patrick et moi imaginons déjà notre arrivée à Pierre. Le plan est simple : profiter des berges du majestueux Missouri, trouver une terrasse ombragée, savourer une boisson bien fraîche ou une généreuse glace, et laisser le temps s'écouler doucement après cette longue étape.
La réalité nous rattrape pourtant dès notre entrée dans la capitale du Dakota du Sud.
Si le Missouri déroule toujours ses eaux avec élégance, la ville, elle, semble figée. Les rues sont désertes, de nombreux commerces sont fermés et les terrasses que nous espérions tant brillent... par leur absence. Même un passage chez le concessionnaire Honda local confirme cette étrange impression de ville endormie.
À cela s'ajoute une chaleur presque irréelle. Le thermomètre affiche 105°F, soit près de 42°C à l'ombre. Au contact de l'asphalte brûlant et au milieu des imposants maxi-trucks qui dégagent une chaleur supplémentaire, l'air devient presque irrespirable.
Dans ces conditions, il ne reste qu'une seule option raisonnable : battre en retraite vers la fraîcheur salvatrice de la chambre de motel, climatisation à plein régime, en attendant que le soleil décline un peu. Ce soir, nous irons reprendre des forces dans un authentique steak-house américain.
À 7 heures précises, nous prenons la route à la fraîche. Au programme, 370 kilomètres d'un ruban d'asphalte qui semble avoir été tracé à la règle. Ici, les lignes droites n'en finissent plus. Elles traversent un océan de champs de maïs où l'horizon paraît s'éloigner à mesure que l'on avance. Une Amérique immense, démesurée, presque hypnotique.
Mais cette monotonie apparente cache une vie sauvage particulièrement riche. Entre deux rangées de maïs, nous apercevons pas moins de cinq chevreuils. Sans doute ne sommes-nous pas les seuls observateurs de cette vaste plaine où roseaux, joncs et hautes herbes abritent une multitude d'animaux invisibles depuis la route.
Au fil des kilomètres, le décor évolue en douceur. Les interminables plaines laissent progressivement place à un relief plus vallonné qui apporte un peu de relief à cette traversée du Midwest. Les premiers troupeaux font leur apparition, encore discrets. Nous sommes bien loin des immenses ranchs texans, mais les bovins occupent déjà paisiblement les prairies verdoyantes qui s'étendent autour des nombreux points d'eau jalonnant la route.
Autre changement de décor, les premiers champs de tournesols illuminent désormais le paysage. Leurs larges corolles dorées viennent rompre la domination des immenses étendues de maïs qui nous accompagnent depuis plusieurs jours. Une alternance de couleurs et de cultures qui annonce, tout en subtilité, notre entrée dans une nouvelle facette de l'Amérique rurale.
Lancés à vive allure, 65 miles/heure, dans ces lignes droites interminables, Patrick et moi imaginons déjà notre arrivée à Pierre. Le plan est simple : profiter des berges du majestueux Missouri, trouver une terrasse ombragée, savourer une boisson bien fraîche ou une généreuse glace, et laisser le temps s'écouler doucement après cette longue étape.
La réalité nous rattrape pourtant dès notre entrée dans la capitale du Dakota du Sud.
Si le Missouri déroule toujours ses eaux avec élégance, la ville, elle, semble figée. Les rues sont désertes, de nombreux commerces sont fermés et les terrasses que nous espérions tant brillent... par leur absence. Même un passage chez le concessionnaire Honda local confirme cette étrange impression de ville endormie.
À cela s'ajoute une chaleur presque irréelle. Le thermomètre affiche 105°F, soit près de 42°C à l'ombre. Au contact de l'asphalte brûlant et au milieu des imposants maxi-trucks qui dégagent une chaleur supplémentaire, l'air devient presque irrespirable.
Dans ces conditions, il ne reste qu'une seule option raisonnable : battre en retraite vers la fraîcheur salvatrice de la chambre de motel, climatisation à plein régime, en attendant que le soleil décline un peu. Ce soir, nous irons reprendre des forces dans un authentique steak-house américain.
Le soleil disparaît doucement derrière les collines du Dakota du sud et il est temps de reprendre des forces. Ce soir, direction Mad Mary's Steakhouse & Saloon, une adresse qui respire le Far West jusque dans les moindres détails. Dès l'entrée, c'est un certain John Wayne qui nous accueille, comme une invitation à remonter le temps. Ici, le décor est si authentique que l'on s'attend presque à voir les portes battantes s'ouvrir brusquement et le shérif faire son entrée.
Dans un tel cadre, difficile de résister à la spécialité de la maison. Ce sera une impressionnante entrecôte de 400 grammes, accompagnée de généreuses frites épaisses, le tout sublimé par un verre de Yellowstone Whiskey pour Pierre et un verre de rosé Maddalena Paso Robles pour Patrick. Un repas copieux, convivial et parfaitement dans l'esprit de l'Ouest américain.
Quant au dessert... il restera sur la carte. Après une telle assiette, la raison l'emporte sur la gourmandise. Demain est un autre jour, et les kilomètres nous attendent de nouveau.
Dans un tel cadre, difficile de résister à la spécialité de la maison. Ce sera une impressionnante entrecôte de 400 grammes, accompagnée de généreuses frites épaisses, le tout sublimé par un verre de Yellowstone Whiskey pour Pierre et un verre de rosé Maddalena Paso Robles pour Patrick. Un repas copieux, convivial et parfaitement dans l'esprit de l'Ouest américain.
Quant au dessert... il restera sur la carte. Après une telle assiette, la raison l'emporte sur la gourmandise. Demain est un autre jour, et les kilomètres nous attendent de nouveau.
























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