LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 12 août 2026
CARNET DE VOYAGE
23 000 km - 70 Jours
24 juillet - 2 octobre 2026
ÉTAPE 23
Mariposa - Visalia
340 km
06:26:00 de route.
A LA RENCONTRE DES GÉANTS !
Yosemite derrière nous, nous reprenons la route en direction de Mariposa, notre étape du jour. Et, pour être tout à fait honnêtes, nous quittons le parc sans véritable regret.
Car un nouveau rendez-vous de taille nous attend : le pays des géants ! Direction le Sequoia National Park, où nous allons faire connaissance avec deux véritables monuments vivants de la nature américaine : General Grant et General Sherman.
Deux vénérables séquoias qui, à eux seuls, donnent une toute autre dimension au mot « ancien » ! L’âge du General Grant est estimé entre 1 500 et 2 000 ans, tandis que son voisin, le General Sherman, aurait entre 2 200 et 2 700 ans au compteur !
Autant dire que devant ces deux colosses, nos 23 000 kilomètres de road-trip paraissent soudain bien modestes… Eux ont déjà vu passer quelques générations de voyageurs, de chevaux, d’automobiles et certainement quelques motards égarés !
Nous reprenons donc la route avec une nouvelle curiosité en tête : aller saluer ces géants qui, depuis plusieurs millénaires, montent tranquillement la garde au cœur de la Californie.
Car un nouveau rendez-vous de taille nous attend : le pays des géants ! Direction le Sequoia National Park, où nous allons faire connaissance avec deux véritables monuments vivants de la nature américaine : General Grant et General Sherman.
Deux vénérables séquoias qui, à eux seuls, donnent une toute autre dimension au mot « ancien » ! L’âge du General Grant est estimé entre 1 500 et 2 000 ans, tandis que son voisin, le General Sherman, aurait entre 2 200 et 2 700 ans au compteur !
Autant dire que devant ces deux colosses, nos 23 000 kilomètres de road-trip paraissent soudain bien modestes… Eux ont déjà vu passer quelques générations de voyageurs, de chevaux, d’automobiles et certainement quelques motards égarés !
Nous reprenons donc la route avec une nouvelle curiosité en tête : aller saluer ces géants qui, depuis plusieurs millénaires, montent tranquillement la garde au cœur de la Californie.
Une fois encore, il nous faut modifier notre ville étape et, par la même occasion, revoir notre itinéraire. Mais pas question de se laisser abattre ! Nous sortons la carte, et la règle est désormais bien établie : tout ce qui est rouge, jaune ou violet est impitoyablement écarté ! Ici, on ne retient que les routes dignes d’intégrer les pages des Routes Varoises En Liberté !
Exit les interminables lignes droites, exit le niveau de la mer… Aujourd’hui encore, ça va grimper et ça va tourner ! Et côté altitude, nous ne faisons pas les choses à moitié puisque notre point culminant sera perché à quelque 2 300 mètres !
Bref, une nouvelle journée où le GPS risque fort de perdre quelques neurones… tandis que les pneus, eux, vont avoir du travail !
Exit les interminables lignes droites, exit le niveau de la mer… Aujourd’hui encore, ça va grimper et ça va tourner ! Et côté altitude, nous ne faisons pas les choses à moitié puisque notre point culminant sera perché à quelque 2 300 mètres !
Bref, une nouvelle journée où le GPS risque fort de perdre quelques neurones… tandis que les pneus, eux, vont avoir du travail !
Malgré les nombreux lacs que nous croisons au fil de la route, la végétation, elle, peine à cacher les effets de la sécheresse. Les collines ont troqué leur habit verdoyant pour une teinte jaune paille, donnant au paysage un visage plus aride, presque brûlé par le soleil californien.
Après plusieurs kilomètres de route, nous franchissons enfin la frontière du Sequoia National Park. Victoire ! Nous y sommes ! Enfin… c’est du moins ce que nous croyons, car le panneau d’entrée a beau nous donner le sourire, notre aventure est loin d’être terminée. Et visiblement, le parc a encore quelques kilomètres de surprises à nous faire avaler avant de nous laisser approcher ses fameux géants !
La frontière franchie, c’est déjà un bon début… mais, parce qu’il y a toujours un « mais », une file interminable se dessine rapidement devant nous. Il est 11 h 30, nous sommes samedi et, visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de venir saluer les géants !
Quelques kilomètres plus loin, les Rangers, véritables anges gardiens du parc, nous attendent au point de contrôle. Ici, pas question de forcer le passage : l’accès se mérite et c’est donc au pas, presque au ralenti, que nous franchissons enfin ce dernier obstacle.
Quelques kilomètres plus loin, les Rangers, véritables anges gardiens du parc, nous attendent au point de contrôle. Ici, pas question de forcer le passage : l’accès se mérite et c’est donc au pas, presque au ralenti, que nous franchissons enfin ce dernier obstacle.
Cette fois, ça y est… nous sommes officiellement chez les séquoias ! Le spectacle va pouvoir commencer.
General Grant, le géant parmi les géants.
Au cœur du Kings Canyon National Park, en Californie, se dresse l’un des arbres les plus célèbres des États-Unis : le General Grant Tree. Ce séquoia géant appartient à l’espèce Sequoiadendron giganteum et règne sur Grant Grove depuis des siècles.
Surnommé « America's Christmas Tree », le General Grant porte ce titre depuis 1926, lorsqu'il fut officiellement désigné arbre de Noël national des États-Unis. Une tradition qui rappelle chaque année que, même au pays des gratte-ciel, certains monuments préfèrent pousser vers le ciel plutôt que d’être construits !
Baptisé en hommage au général Ulysses S. Grant, héros de la guerre de Sécession et futur président des États-Unis, le séquoia est devenu une véritable institution américaine. Theodore Roosevelt lui-même participa à sa protection en faisant de Grant Grove un monument national en 1890.
Face à lui, difficile de ne pas lever la tête… puis de la baisser rapidement pour constater que nos quelques kilomètres de road-trip, eux, ne représentent finalement qu’une toute petite parenthèse dans la longue vie de ce colosse.
Surnommé « America's Christmas Tree », le General Grant porte ce titre depuis 1926, lorsqu'il fut officiellement désigné arbre de Noël national des États-Unis. Une tradition qui rappelle chaque année que, même au pays des gratte-ciel, certains monuments préfèrent pousser vers le ciel plutôt que d’être construits !
Baptisé en hommage au général Ulysses S. Grant, héros de la guerre de Sécession et futur président des États-Unis, le séquoia est devenu une véritable institution américaine. Theodore Roosevelt lui-même participa à sa protection en faisant de Grant Grove un monument national en 1890.
Face à lui, difficile de ne pas lever la tête… puis de la baisser rapidement pour constater que nos quelques kilomètres de road-trip, eux, ne représentent finalement qu’une toute petite parenthèse dans la longue vie de ce colosse.
🌲 Hauteur : environ 81,7 mètres
📏 Diamètre à la base : environ 9,0 mètres
📐 Circonférence à la base : environ 28 mètres
🌳 Volume du tronc : environ 1 320 m³
⚖️ Masse estimée : autour de 1 200 tonnes
🎂 Âge estimé : probablement 1 500 à 2 000 ans
📏 Diamètre à la base : environ 9,0 mètres
📐 Circonférence à la base : environ 28 mètres
🌳 Volume du tronc : environ 1 320 m³
⚖️ Masse estimée : autour de 1 200 tonnes
🎂 Âge estimé : probablement 1 500 à 2 000 ans
General Sherman, le géant parmi les géants.
Au cœur du Sequoia National Park, le General Sherman règne en véritable monument naturel. Ce séquoia géant, de son nom scientifique Sequoiadendron giganteum, est considéré comme l’arbre vivant le plus volumineux au monde. Pas forcément le plus haut, ni le plus large, mais aucun autre arbre connu ne rivalise avec lui pour le volume de son tronc.
Devant lui, même les plus gros camping-cars américains passent pour des modèles compacts !
Mais le plus impressionnant reste son âge. Lorsque les Romains commençaient à étendre leur empire, ce géant était déjà là, tranquillement occupé à pousser vers le ciel. Depuis, il a traversé les siècles, les changements climatiques, les incendies et les générations humaines sans jamais quitter son emplacement.
Son nom lui fut donné en hommage au général William Tecumseh Sherman, célèbre officier de l'armée de l'Union durant la guerre de Sécession. Il fut identifié comme un arbre remarquable au XIXᵉ siècle et fait aujourd'hui partie des grandes vedettes du Sequoia National Park.
Pour approcher General Sherman, il faut encore marcher un peu. Mais une fois au pied du colosse, les mots deviennent presque inutiles : on lève la tête, on cherche sa cime… et on réalise surtout que l'on est en face de plus de deux millénaires d'histoire,
Devant lui, même les plus gros camping-cars américains passent pour des modèles compacts !
Mais le plus impressionnant reste son âge. Lorsque les Romains commençaient à étendre leur empire, ce géant était déjà là, tranquillement occupé à pousser vers le ciel. Depuis, il a traversé les siècles, les changements climatiques, les incendies et les générations humaines sans jamais quitter son emplacement.
Son nom lui fut donné en hommage au général William Tecumseh Sherman, célèbre officier de l'armée de l'Union durant la guerre de Sécession. Il fut identifié comme un arbre remarquable au XIXᵉ siècle et fait aujourd'hui partie des grandes vedettes du Sequoia National Park.
Pour approcher General Sherman, il faut encore marcher un peu. Mais une fois au pied du colosse, les mots deviennent presque inutiles : on lève la tête, on cherche sa cime… et on réalise surtout que l'on est en face de plus de deux millénaires d'histoire,
🌲 Hauteur : 83,8 m
📏 Circonférence au sol : 31,1 m
📐 Diamètre maximal à la base : 11,1 m
🌳 Diamètre à 18,3 m de hauteur : 5,3 m
🌳 Diamètre à 54,9 m de hauteur : 4,3 m
🌿 Largeur moyenne de la couronne : 32,5 m
🪵 Volume du tronc : 1 486,6 m³
⚖️ Poids du tronc : environ 1 400 tonnes
🎂 Âge estimé : entre 2 200 ans et 2 700 ans
📏 Circonférence au sol : 31,1 m
📐 Diamètre maximal à la base : 11,1 m
🌳 Diamètre à 18,3 m de hauteur : 5,3 m
🌳 Diamètre à 54,9 m de hauteur : 4,3 m
🌿 Largeur moyenne de la couronne : 32,5 m
🪵 Volume du tronc : 1 486,6 m³
⚖️ Poids du tronc : environ 1 400 tonnes
🎂 Âge estimé : entre 2 200 ans et 2 700 ans
Certains séquoias ont fini par tomber, vaincus par le temps, la foudre ou le feu. Bien peu auront succombé sous la main de l’homme. Même à terre, pourtant, ces géants continuent leur mission : leurs troncs se décomposent lentement et deviennent de véritables réservoirs de vie, nourrissant tout un écosystème.
Et pour nous faire prendre la mesure de ces monstres végétaux, les Rangers ont transformé l’un de ces troncs en véritable tunnel. Oui, un tunnel dans un séquoia ! Il suffit de passer à l'intérieur pour comprendre que, même tombé au sol, le géant n’a rien perdu de son impressionnante stature.
Et pour nous faire prendre la mesure de ces monstres végétaux, les Rangers ont transformé l’un de ces troncs en véritable tunnel. Oui, un tunnel dans un séquoia ! Il suffit de passer à l'intérieur pour comprendre que, même tombé au sol, le géant n’a rien perdu de son impressionnante stature.
D’autres ont été déracinés, laissant derrière eux un impressionnant réseau de racines mis à nu. Et là encore, le spectacle est saisissant : leur système souterrain donne une idée de la structure colossale nécessaire pour maintenir debout ces géants de plusieurs dizaines de mètres.
Des racines qui s’étendent dans toutes les directions et forment comme une immense toile sous nos pieds. Une fois l’arbre disparu, elles révèlent enfin ce que nous ne pouvons habituellement pas voir : sous chaque séquoia se cache un véritable monde souterrain !
Des racines qui s’étendent dans toutes les directions et forment comme une immense toile sous nos pieds. Une fois l’arbre disparu, elles révèlent enfin ce que nous ne pouvons habituellement pas voir : sous chaque séquoia se cache un véritable monde souterrain !
Sur la route de Visalia, nous croisons le Lac des Trois Rivières, un vaste plan d’eau artificiel retenu par un imposant barrage en pierre. Une nouvelle fois, le constat est sans appel : le niveau du lac est particulièrement bas.
Il manque visiblement plusieurs dizaines de mètres d’eau, ce qui représente un volume tout simplement colossal. Les rives découvertes s’étendent à perte de vue et témoignent d’un réservoir qui est loin d’afficher son niveau habituel.
Mais pourquoi un tel déficit ? Pour l’instant, nous n’avons pas la réponse… L’explication viendra un peu plus tard, et elle mérite que l’on s’y attarde.
Il manque visiblement plusieurs dizaines de mètres d’eau, ce qui représente un volume tout simplement colossal. Les rives découvertes s’étendent à perte de vue et témoignent d’un réservoir qui est loin d’afficher son niveau habituel.
Mais pourquoi un tel déficit ? Pour l’instant, nous n’avons pas la réponse… L’explication viendra un peu plus tard, et elle mérite que l’on s’y attarde.
Finalement, l’explication ne tardera pas à se présenter… une fois le barrage passé !
Devant nous s’étendent alors des champs d’orangers à perte de vue. Des milliers d’hectares d’arbres, plantés en rangs serrés, parfaitement alignés et irrigués quasiment en permanence. Champ après champ, le même spectacle se répète, jusqu’à l’horizon.
Et comme si cela ne suffisait pas, de nouvelles plantations apparaissent : de jeunes plans qui, eux aussi, réclament leur ration d’eau. Entre chaque rangée, les systèmes d’irrigation se succèdent sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. Pas une goutte ne semble devoir manquer à ces cultures !
Puis arrive la fraise, autre grande consommatrice d’eau, qui vient à son tour ajouter sa demande au compteur.
En découvrant ces étendues agricoles, on comprend un peu mieux pourquoi le lac affiche un niveau aussi bas. Derrière ces paysages verdoyants se cache une consommation d’eau qui doit se chiffrer en millions de litres chaque jour.
Le contraste est saisissant : quelques kilomètres plus tôt, nous nous interrogions devant un lac presque à sec… maintenant, nous découvrons où une partie de cette eau peut bien disparaître !
Devant nous s’étendent alors des champs d’orangers à perte de vue. Des milliers d’hectares d’arbres, plantés en rangs serrés, parfaitement alignés et irrigués quasiment en permanence. Champ après champ, le même spectacle se répète, jusqu’à l’horizon.
Et comme si cela ne suffisait pas, de nouvelles plantations apparaissent : de jeunes plans qui, eux aussi, réclament leur ration d’eau. Entre chaque rangée, les systèmes d’irrigation se succèdent sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. Pas une goutte ne semble devoir manquer à ces cultures !
Puis arrive la fraise, autre grande consommatrice d’eau, qui vient à son tour ajouter sa demande au compteur.
En découvrant ces étendues agricoles, on comprend un peu mieux pourquoi le lac affiche un niveau aussi bas. Derrière ces paysages verdoyants se cache une consommation d’eau qui doit se chiffrer en millions de litres chaque jour.
Le contraste est saisissant : quelques kilomètres plus tôt, nous nous interrogions devant un lac presque à sec… maintenant, nous découvrons où une partie de cette eau peut bien disparaître !
Quoi de mieux pour terminer la journée que de tomber nez à nez avec une belle Américaine ? Et pas n’importe laquelle !
Nous découvrons une sublime Mercury, drapée dans une robe grenat qui semble avoir été dessinée pour mettre en valeur chacune de ses courbes généreusement arrondies. À l’intérieur, même raffinement : cuir et velours habillent l’habitacle, tandis qu’un tableau de bord en bakélite beige apporte cette petite touche rétro qui lui va à merveille.
Et puis il y a les chromes… Savamment disposés, juste ce qu’il faut, ils soulignent ses lignes parfaites sans jamais les alourdir.
Une Mercury dans un état concours, impeccable jusque dans le moindre détail. Une vraie beauté américaine, comme on les aime : élégante, généreuse et parfaitement assumée.
Nous découvrons une sublime Mercury, drapée dans une robe grenat qui semble avoir été dessinée pour mettre en valeur chacune de ses courbes généreusement arrondies. À l’intérieur, même raffinement : cuir et velours habillent l’habitacle, tandis qu’un tableau de bord en bakélite beige apporte cette petite touche rétro qui lui va à merveille.
Et puis il y a les chromes… Savamment disposés, juste ce qu’il faut, ils soulignent ses lignes parfaites sans jamais les alourdir.
Une Mercury dans un état concours, impeccable jusque dans le moindre détail. Une vraie beauté américaine, comme on les aime : élégante, généreuse et parfaitement assumée.




















































