LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 12 août 2026
CARNET DE VOYAGE
23 000 km - 70 Jours
24 juillet - 2 octobre 2026
ÉTAPE 24
Visalia - Furnace Creek
484 km
06:57:00 de route.
DANS LA FOURNAISE DE LA DEATH VALLEY.
Cap à l’Est ! Cette fois, nous quittons les grands axes pour pointer résolument vers l’intérieur de l’Amérique. Une étape qui va nous conduire au cœur de la mythique Death Valley, jusqu’à Furnace Creek, véritable oasis posée dans la fournaise à 190 pieds sous le niveau de la mer.
Ici, le thermomètre ne plaisante plus : 117°F en pleine journée, soit près de 47°C ! Un décor minéral, immense et presque irréel, où la chaleur semble s’accrocher à chaque kilomètre. Autant dire que, dans cette partie du voyage, la glacière n’est plus une simple compagne de route… c’est carrément un membre de l’équipage !
Ici, le thermomètre ne plaisante plus : 117°F en pleine journée, soit près de 47°C ! Un décor minéral, immense et presque irréel, où la chaleur semble s’accrocher à chaque kilomètre. Autant dire que, dans cette partie du voyage, la glacière n’est plus une simple compagne de route… c’est carrément un membre de l’équipage !
Mais avant de rejoindre la fournaise de l’Amérique, il nous reste encore quelques routes secondaires à parcourir. Ces petites rubans d’asphalte, loin des grands axes, nous entraînent dans les recoins les plus discrets de l’Ouest américain. Ici, pas de circulation, peu de panneaux, mais des paysages qui se dévoilent au détour d’un virage et donnent parfois l’impression d’être les seuls à parcourir ces immensités.
Nous tombons également sur les témoins d’un passé pas si lointain. Au détour d’une route secondaire, de vieilles voitures ont trouvé une seconde vie pour le moins inattendue, transformées en refuge pour quelques poules qui semblent avoir adopté ces carcasses comme leur résidence officielle.
Un peu plus loin, ce sont de vieux tracteurs qui reposent, oubliés dans un coin de champ, leurs carrosseries patinées par le soleil et les années. Certains sont même regroupés avec d’autres machines, formant de véritables petits musées agricoles à ciel ouvert. Autant de témoins silencieux d’une Amérique rurale où chaque engin raconte une époque, un métier et quelques milliers de kilomètres de poussière sous les roues.
Nous tombons également sur les témoins d’un passé pas si lointain. Au détour d’une route secondaire, de vieilles voitures ont trouvé une seconde vie pour le moins inattendue, transformées en refuge pour quelques poules qui semblent avoir adopté ces carcasses comme leur résidence officielle.
Un peu plus loin, ce sont de vieux tracteurs qui reposent, oubliés dans un coin de champ, leurs carrosseries patinées par le soleil et les années. Certains sont même regroupés avec d’autres machines, formant de véritables petits musées agricoles à ciel ouvert. Autant de témoins silencieux d’une Amérique rurale où chaque engin raconte une époque, un métier et quelques milliers de kilomètres de poussière sous les roues.
Et puis, au détour de la route, une scène pour le moins insolite attire notre attention : une vieille voiture perchée tout en haut d’un container. Difficile de comprendre comment cette carcasse a pu se retrouver là, aussi loin de son dernier port d’attache. Accident, stockage improvisé ou simple idée d’un propriétaire adepte des installations improbables ? Le mystère restera entier.
Une chose est certaine : après avoir traversé tant de kilomètres, cette vieille américaine semble avoir gagné son ultime poste d’observation, avec vue imprenable sur les paysages de l’Ouest.
Une chose est certaine : après avoir traversé tant de kilomètres, cette vieille américaine semble avoir gagné son ultime poste d’observation, avec vue imprenable sur les paysages de l’Ouest.
Et puis, il y a la route… ou devrais-je dire ces routes, ces longs rubans d’asphalte qui semblent ne jamais vouloir s’arrêter de serpenter au milieu de prairies brûlées par le soleil. À perte de vue, la terre se dessèche, l’herbe a pris la couleur de la paille et la végétation semble avoir déserté les lieux.
Seuls quelques troupeaux de bétail occupent encore ces immensités, partageant avec résignation les rares brins d’herbe qui n’ont pas encore succombé à la chaleur. Ici, la nature impose son rythme et rappelle, à chaque kilomètre, que nous avançons vers la fournaise de la Death Valley.
Seuls quelques troupeaux de bétail occupent encore ces immensités, partageant avec résignation les rares brins d’herbe qui n’ont pas encore succombé à la chaleur. Ici, la nature impose son rythme et rappelle, à chaque kilomètre, que nous avançons vers la fournaise de la Death Valley.
Et puis, comme par je ne sais quelle magie, alors que nous ne nous attendions absolument pas à les trouver ici, cinq silhouettes massives apparaissent au bord de la route. Cinq bisons ! Loin des grands parcs de Yellowstone ou de Yosemite, que l’on associe plus volontiers à ces impressionnants bovins, les voilà tranquillement installés dans leur prairie, à quelques mètres de notre trajectoire.
Nous ralentissons, évidemment. Eux lèvent à peine la tête et nous regardent passer avec une indifférence souveraine, nous ne sommes qu’un détail insignifiant dans leur journée. Pas de quoi interrompre leur dégustation des quelques brins d’herbe encore disponibles.
Une rencontre totalement improbable, surgie au milieu de nulle part, et qui rappelle une fois encore que sur les routes américaines, il suffit parfois d’un virage pour tomber sur un invité que personne n’avait prévu au programme.
Nous ralentissons, évidemment. Eux lèvent à peine la tête et nous regardent passer avec une indifférence souveraine, nous ne sommes qu’un détail insignifiant dans leur journée. Pas de quoi interrompre leur dégustation des quelques brins d’herbe encore disponibles.
Une rencontre totalement improbable, surgie au milieu de nulle part, et qui rappelle une fois encore que sur les routes américaines, il suffit parfois d’un virage pour tomber sur un invité que personne n’avait prévu au programme.
Et puis soudain, sans que je sache vraiment pourquoi ni comment, une silhouette familière apparaît dans mon rétroviseur…
Ce n’est pas un bison, pourtant bien présent dans le secteur. Ce n’est pas non plus un écureuil, pourtant nombreux à traverser devant la voiture au risque de transformer chaque kilomètre en partie de chasse au volant.
Non… cette silhouette, je la connais !
Mais oui, c’est Patrick, qui vient manifestement de décider que la route vers Furnace Creek méritait peut-être d’être parcourue… dans l’autre sens.
Reviens Patrick ! Furnace Creek, c’est devant… pas derrière !
Ce n’est pas un bison, pourtant bien présent dans le secteur. Ce n’est pas non plus un écureuil, pourtant nombreux à traverser devant la voiture au risque de transformer chaque kilomètre en partie de chasse au volant.
Non… cette silhouette, je la connais !
Mais oui, c’est Patrick, qui vient manifestement de décider que la route vers Furnace Creek méritait peut-être d’être parcourue… dans l’autre sens.
Reviens Patrick ! Furnace Creek, c’est devant… pas derrière !
Avant de rejoindre Furnace Creek et le cœur de la Death Valley, il nous faut d’abord franchir les Panamint Mountains, en enchaînant plusieurs cols, dont le plus élevé culmine à près de 7 200 pieds.
Une nouvelle fois, la route se met à grimper, à tourner, puis à retourner dans tous les sens. Les virages s’enchaînent et le paysage change à chaque lacet. Mais notre Dodge et son V8 avalent les kilomètres avec une facilité déconcertante. Une simple pression sur l’accélérateur et le gros moteur américain rappelle qu’il n’est pas là uniquement pour faire joli sous le capot !
Une nouvelle fois, la route se met à grimper, à tourner, puis à retourner dans tous les sens. Les virages s’enchaînent et le paysage change à chaque lacet. Mais notre Dodge et son V8 avalent les kilomètres avec une facilité déconcertante. Une simple pression sur l’accélérateur et le gros moteur américain rappelle qu’il n’est pas là uniquement pour faire joli sous le capot !
Ça y est, la voilà ! Elle s’offre enfin devant nous, immense et silencieuse, une grande plaine aride dont une fine couche de sel habille le sol d’un blanc presque immaculé.
La Death Valley, la Vallée de la Mort !
Devant nous s’étend une immensité désertique chauffée à blanc, où le paysage semble avoir été débarrassé de toute forme de vie. Ici, même les panneaux semblent vouloir nous rappeler que l’endroit n’est pas franchement accueillant : ils recommandent de ne pas rester plus de dix minutes à l’extérieur.
Dix minutes ! Pas vraiment le genre d’endroit où l’on descend tranquillement de voiture pour prendre le temps de chercher le meilleur angle de vue… Ici, on profite du paysage, mais avec la climatisation à portée de main et une certaine célérité pour regagner l’habitacle !
La Death Valley, la Vallée de la Mort !
Devant nous s’étend une immensité désertique chauffée à blanc, où le paysage semble avoir été débarrassé de toute forme de vie. Ici, même les panneaux semblent vouloir nous rappeler que l’endroit n’est pas franchement accueillant : ils recommandent de ne pas rester plus de dix minutes à l’extérieur.
Dix minutes ! Pas vraiment le genre d’endroit où l’on descend tranquillement de voiture pour prendre le temps de chercher le meilleur angle de vue… Ici, on profite du paysage, mais avec la climatisation à portée de main et une certaine célérité pour regagner l’habitacle !
Au bout de la Death Valley se façonnent des dunes de sable. Sable transporté patiemment par le vent depuis la vallée.
Le vent déplace inlassablement les grains de sable, sculptant chaque jour de nouvelles formes et effaçant les traces laissées quelques heures plus tôt.
Nous avançons dans ce décor presque irréel, où le silence n’est troublé que par le souffle brûlant du désert. Ici, rien ne semble immobile : même les dunes voyagent, lentement, au gré du vent. Une première curiosité offerte par la Death Valley.
Le vent déplace inlassablement les grains de sable, sculptant chaque jour de nouvelles formes et effaçant les traces laissées quelques heures plus tôt.
Nous avançons dans ce décor presque irréel, où le silence n’est troublé que par le souffle brûlant du désert. Ici, rien ne semble immobile : même les dunes voyagent, lentement, au gré du vent. Une première curiosité offerte par la Death Valley.
Il fait chaud… très chaud… très, très chaud ! Une chaleur qui vous tombe dessus dès que vous ouvrez la portière. Le soleil cogne sans retenue et, dans cet immense four naturel, chaque pas à l’extérieur devient une petite épreuve.
Et comme si cela ne suffisait pas, le vent s’en mêle. Loin d’apporter la moindre fraîcheur, il souffle comme un sèche-cheveux géant et accentue encore la sensation de chaleur. Il balaie le désert, soulève les grains de sable et vous enveloppe d’un souffle brûlant.
Ici, même le vent semble avoir été mis au four !
Et comme si cela ne suffisait pas, le vent s’en mêle. Loin d’apporter la moindre fraîcheur, il souffle comme un sèche-cheveux géant et accentue encore la sensation de chaleur. Il balaie le désert, soulève les grains de sable et vous enveloppe d’un souffle brûlant.
Ici, même le vent semble avoir été mis au four !
Avant de rejoindre notre hôtel, véritable oasis au milieu de ce désert brûlant, nous décidons de faire un détour par deux spots incontournables de la Death Valley.
Premier arrêt : Dante’s View. Depuis les hauteurs, le panorama est tout simplement spectaculaire. La Death Valley s’étire sous nos yeux, immense, blanche et aride, dominée par les montagnes qui semblent vouloir enfermer cette vallée dans un écrin minéral. Un point de vue qui donne toute sa démesure au paysage.
Premier arrêt : Dante’s View. Depuis les hauteurs, le panorama est tout simplement spectaculaire. La Death Valley s’étire sous nos yeux, immense, blanche et aride, dominée par les montagnes qui semblent vouloir enfermer cette vallée dans un écrin minéral. Un point de vue qui donne toute sa démesure au paysage.
Puis direction Zabriskie Point, avec ses étonnantes formations de terre sculptées par l’érosion. Les reliefs se succèdent en vagues, en crêtes et en petits canyons, offrant un décor presque irréel. Un paysage devenu célèbre notamment grâce au cinéma, puisqu’il a servi de décor à plusieurs films, dont Star Wars.
Deux étapes incontournables avant de retrouver notre oasis du jour : Furnace Creek, où l’on ne rêve plus que d’une chose… retrouver un peu de fraîcheur !
Et même lorsque le soleil disparaît derrière les montagnes, la Death Valley ne rend pas les armes. La nuit tombe, les étoiles apparaissent par milliers, mais la température, elle, refuse obstinément de redescendre.
Pas de fraîcheur salvatrice, pas de petit air nocturne bienvenu… simplement cette chaleur qui reste suspendue dans l’air et s’accroche aux murs, aux voitures et à tout ce qui a eu le malheur d’absorber les rayons du soleil pendant la journée. Nous compris.
Un véritable four, même après le coucher du soleil !
Pas de fraîcheur salvatrice, pas de petit air nocturne bienvenu… simplement cette chaleur qui reste suspendue dans l’air et s’accroche aux murs, aux voitures et à tout ce qui a eu le malheur d’absorber les rayons du soleil pendant la journée. Nous compris.
Un véritable four, même après le coucher du soleil !























































