LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 29 avril 2026
BALADE SUR LA CÔTE OUEST
11 avril 2026.
Cap à l’ouest, là où la lumière devient presque liquide et où la route déroule ses rubans comme une promesse…
Cette sortie nous emmène au départ de Cuers pour une échappée belle vers des paysages contrastés, entre mer intérieure et reliefs sauvages. Très vite, l’air change, les parfums de pin et de garrigue prennent le dessus, et la route commence à raconter une autre histoire.
Premier temps fort : la découverte de l’étang de Berre. Immense miroir aux reflets changeants, il offre des panoramas étonnants, presque maritimes, où le ciel semble s’étirer à l’infini. Les routes qui le bordent invitent à la contemplation autant qu’au plaisir de conduite, entre longues courbes et points de vue ouverts.
On poursuit ensuite vers un joyau plus discret, l’étang de l’Olivier. Ici, l’ambiance devient plus intime, presque secrète. L’eau calme, les rives paisibles et les villages alentours composent une parenthèse hors du temps, idéale pour une pause et quelques souvenirs à capturer.
Une sortie complète, entre horizons ouverts et routes TECHNIQUES, 😂🤣😂 je me comprends...🫣🤗où chaque virage apporte sa dose de plaisir et chaque arrêt son lot d’émotions. Un vrai voyage… sans jamais quitter la région ou presque !
À l’aube, la plaine de Néoulaise se drape d’un brouillard dense, comme une mer silencieuse cherchant à nous engloutir. Le soleil, encore tapi derrière les collines, patiente avec lenteur, prêt à surgir pour dissiper ce voile humide et rendre à l’air sa légèreté.
Puis, sans prévenir, alors que je fais couler de l’or liquide dans mon réservoir, il surgit au-dessus des collines de Rocbaron. La lumière s’étire, le monde s’éveille… et tout annonce une journée éclatante.
Je passerai pudiquement sous silence le début du trajet jusqu’au Beausset, où nous avions rendez-vous avec Corinne. Dommage pour elle, elle aura manqué un premier tronçon… comment dire… magique. Bon, « magique » pour la route surtout, parce que certains de mes acolytes ont, disons, nourri à mon égard des pensées pas très catholiques. Une fois, ça passe… deux fois, ça commence à devenir suspect. Quoique… 😏 Aucune photo ? bizarre ? pas tant que cela, mais ceci est une autre histoire couverte par le secret défense, vous saurez tout dans ... 50 ans.
Nous longeons le pied de La Cadière-d’Azur, petit village provençal posé là comme une carte postale, avec ses pierres baignées de soleil et son charme tranquille. Là-haut, son église veille sur la vallée, perchée comme une sentinelle immobile qui observe, impassible, le ballet des motards en contrebas.
Le Beausset enfin, entiers et vivants… ce qui, vu le début de la balade, relève presque de l’exploit sportif. Mais à peine les moteurs coupés, je sens les regards se poser sur ma nuque… lourds, insistants. Disons que certains envisagent déjà de revoir mon itinéraire… ou mon cas 😏
Direction la Côte Ouest.
La route de la Gineste nous entraîne vers Marseille, déroulant à chaque virage une série de panoramas à couper le souffle, comme si le paysage avait décidé de sortir le grand jeu rien que pour nous.
Petit détour par la Corniche de Marseille, qui a bien changé depuis mon enfance… presque trop sage, tiens. Elle reste toujours aussi agréable, à un détail près : la circulation, fidèle à elle-même, version « jeu vidéo en mode difficile ». Et puis Marseille oblige, avec son tunnel sous le Vieux-Port, passage quasi initiatique pour espérer rejoindre l’Ouest sans tourner en rond pendant trois jours 😄.
Nos deux ladies pilotes, baignées de soleil, tracent la route avec une aisance qui ferait presque passer le reste du groupe pour de simples figurants.
Puis vint l’heure sacrée de recharger les batteries, façon pique-nique en bord de mer. Tout était réuni : le soleil au zénith, la Grande Bleue un brin agitée, le vent en chef d’orchestre balayant le ciel et donnant un coup de pouce appuyé aux amateurs de skysurf. Un décor cinq étoiles… sans supplément.
Le Sénat, ce théâtre feutré où les fauteuils rouges ont parfois plus de temps de parole que les sénateurs eux-mêmes. On dit souvent que c’est une chambre de réflexion… et effectivement, certains y réfléchissent tellement longtemps qu’ils le font depuis chez eux.
Quand on entre dans l’hémicycle un jour ordinaire, on pourrait croire à une répétition générale sans les acteurs. Les bancs sont là, impeccables, disciplinés, toujours à l’heure. Eux. Contrairement à leurs propriétaires, qui pratiquent une forme très avancée de téléportation administrative… sans la partie “arrivée”.
Et puis Comme un clin d'oeil...
Et pendant ce temps, les bancs, stoïques, continuent leur mission avec sérieux. Finalement, si on leur donnait le droit de vote, on gagnerait en assiduité… et peut-être même en cohérence.
L’absentéisme au Sénat, ce n’est pas un problème, c’est un concept artistique. Une performance. Une ode au vide.
Sur ce banc, un sénateur invisible en pleine intervention silencieuse. À votre droite, un autre, profondément engagé… dans un déjeuner qui dure depuis 1998.”
Certains disent qu’ils sont sur le terrain. Le terrain, visiblement, est vaste. Très vaste. Peut-être même plus vaste que la France elle-même, vu le temps qu’ils mettent à revenir.
Soleil au zénith, vent en freestyle, et Corinne cheveux en vrac en mode dolce vita.
Cap sur l’étang des Oliviers et celui de Berre, en empruntant de jolies petites routes… du moins sur le papier. Car le plaisir de rouler s’y retrouve vite freiné par une avalanche de ralentisseurs et de murs qui bouchent l’horizon, ne laissant filtrer le paysage qu’à de rares endroits.
Heureusement, quelques points de vue subsistent encore… pourvu qu’ils échappent à cette tendance et restent accessibles.
De belles choses croisées sur la route du retour.
Et toujours des petites routes sinueuses.
Une belle journée.