LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 29 avril 2026
LA FÊTE DE LA SAINT-PATRICK
21 mars 2026.
Le 21 mars 2026 avait ce parfum particulier des journées qui promettent quelque chose de simple… et qui finissent par devenir mémorables.
Tout a commencé comme un rituel bien rodé, sur le parking de covoiturage de Cuers. Les moteurs encore tièdes, les regards complices, et ce petit frisson du départ qui flotte dans l’air frais du matin. Les Routes Varoises En Liberté s’ébrouent doucement, comme une meute de machines impatientes de croquer la route.
On a quitté Cuers par la D40, une route qui prend vite de la hauteur et offre un joli regard en balcon sur la plaine encore paisible du matin. Là-haut, le paysage s’ouvre, presque comme si le Var nous faisait un clin d’œil avant de nous laisser filer.
Puis la route change de tempo. Elle se met à onduler, à serpenter avec douceur, comme un ruban posé sur les collines, pour nous guider tranquillement vers Puget-Ville. Une descente fluide, sans brusquerie, juste le plaisir simple d’enchaîner les courbes et de savourer l’instant.
Direction la Plaine des Maures. Là, le décor change de ton. Les chênes lièges et les pins parasols dessinent une toile sauvage, presque indomptée. Les motos glissent sur l’asphalte comme des pinceaux, traçant une ligne fluide au milieu des reliefs doux. Le soleil, lui, s’invite franchement dans la partie, réchauffant les épaules et les visages.
Puis vient l’escale à La Garde-Freinet. Une terrasse, un café, et ce luxe rare de ne rien presser. Les casques posés comme des trophées sur la table, les blousons entrouverts, et les discussions qui s’entrelacent entre anecdotes de route et plaisanteries bien senties. La Saint-Patrick n’est jamais loin, et déjà quelques touches de vert s’invitent dans les esprits.
La route reprend ensuite, direction Roquebrune-sur-Argens, où le Chapter Harley-Davidson attend pour célébrer dignement cette journée. L’accueil est à l’image de la communauté: chaleureux, bruyant, vivant. Les machines se rangent, les poignées de main claquent, et la fête prend doucement le relais de la balade.
Mais toute bonne virée a son chemin du retour… et celui-ci longe la mer. Le littoral déroule ses courbes, entre reflets azur et éclats de lumière. L’air salin vient se mêler à l’odeur des moteurs, créant ce mélange unique que seuls les motards connaissent vraiment. On roule un peu plus lentement, comme pour prolonger le moment.
Et puis, retour au point de séparation, à Cuers. Les motos se taisent une à une, mais les sourires restent. On se salue, on promet déjà la prochaine sortie, avec cette certitude tranquille: certaines journées ne s’oublient pas, elles s’impriment.
Celle-ci avait le goût du soleil, du bitume… et d’un brin d’Irlande au cœur du Var. 🍀


